Conférence sur le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires

Point de presse de Bernard Kouchner - (New York, 24 septembre 2009)

Merci Monsieur le Secrétaire général,

C’est le bon moment et le bon document. 120 pays l’ont ratifié. Neuf pays ne l’ont pas encore fait mais nous avons bon espoir avec les Etats-Unis, la Chine, l’Indonésie. A la veille de cette importante réunion du Conseil de sécurité sur le désarmement, nous sommes tous très fiers d’être en mesure de publier ce document. C’est donc un grand moment et je remercie mon bon ami, Taieb Fassi-Fihri, le ministre des Affaires étrangères du Maroc. Nous sommes honorés car le document vient du Messager de la paix, Michael Douglas.

Vous ne pouvez pas choisir un meilleur moment pour parler de l’arrêt complet des essais nucléaires, non seulement parce qu’il y a eu des essais nucléaires en Corée du Nord, mais parce que nous sommes très préoccupés par la situation en Iran et nous en avons parlé au moins trois ou quatre fois tous les jours.

Je crois que c’est un pas en avant essentiel dans l’histoire de l’humanité, l’histoire de la paix, je l’espère. Il reste neuf pays qui n’ont pas ratifié ce traité. Les Etats-Unis ont dit que ce serait fait dans un avenir proche. La Chine, dans ce cas là, je le crois, je l’espère, ratifierait également. Et puis il y a des perspectives, je l’ai dit, en Indonésie. Et puis les autres doivent le faire. Il reste neuf pays. Il y en a quand même cent cinquante qui l’ont déjà ratifié. Donc c’est un succès.

Q - Il y a une différence entre ratification et signature ? Comment fait-on ?

R - Comme cela se passe d’habitude. On signe et puis on ratifie. Et voilà, c’est comme cela que ça se passera. Tous les traités en sont à ce point.

Q - Et les neuf qui manquent, il manque leur signature ou leur ratification ? Voilà une grande différence !

R - Ce n’est pas une grande différence.

Q - Il y a la mise en application... et la surveillance aussi...

R - On a beaucoup progressé, c’est-à-dire que plus aucun essai nucléaire ne pourra être fait sans que la communauté internationale ne soit alertée. Il y a donc eu là un progrès sur sept, huit ans, neuf ans qui fait que oui, nous avons neuf pays devant nous, et pas des moindres, qui sont encore hésitants sur les essais nucléaires. Mais c’est une grande progression au moment où on en parle tous les jours.

Q - Et vous avez bon espoir de convaincre les neuf pays restants ?

R - J’ai en effet bon espoir, il y en a trois qui, je crois, sont convaincus. Donc, maintenant on va au Conseil et on pourra dire cela au Conseil de sécurité qui est consacré au désarmement. Il y aussi à Oslo - le Secrétaire général en parlé - des négociations qui repartent. Il y a aussi le fait qu’entre les Etats-Unis et la Russie, il y a une nécessité de passer à l’action, donc un accord pour diminuer le nombre des têtes nucléaires. C’est donc une bonne période, même si elle demeure préoccupante.

- Lire l’intervention de Bernard Kouchner (New York, 24 septembre 2009)

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Intervention du 24-09-09

Dernière modification : 20/10/2015

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