Bilan de la Conférence de Cancún sur le climat

( Cancún, 29 novembre au 10 décembre 2010)- La 16e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique s’est déroulée du 28 novembre au 11 décembre à Cancún (Mexique) et s’est achevée sur un succès. Les 194 pays membres de la convention-cadre des Nations unies sont parvenus, à l’issue de deux semaines de négociation, un an après la conférence de Copenhague, à plusieurs décisions sur le régime de lutte contre le changement climatique après 2012.

Les enjeux

L’enjeu principal de la conférence était de faire adopter par la convention-cadre des Nations unies l’accord politique de Copenhague, et de décider de la suite à donner au protocole de Kyoto dont la première période d’engagement s’achève fin 2012. Il s’agissait de restaurer la confiance dans le multilatéralisme et de démontrer la capacité du système des Nations unies à aboutir à des résultats concrets.

Les objectifs

Les objectifs de réduction des émissions des pays industrialisés pour 2020 sont désormais inscrits dans le cadre de la convention climat, et un dispositif pour enregistrer et vérifier les actions des pays en développement est mis en place.

L’objectif de limiter à long terme l’augmentation de la température globale à 2°C est également inscrit dans le cadre de la convention climat, en incluant la possibilité de renforcer en 2015 cet objectif à 1,5°C.

La nécessité, fixée par l’Accord de Copenhague, d’atteindre le plus vite possible un pic des émissions est également reprise par le texte, avec engagement des pays à en préciser la date et à élaborer des stratégies de développement sobres en carbone.

Les résultats

Dans les dernières heures de la négociation, la présidence mexicaine, unanimement saluée pour sa gestion des débats, est parvenue à obtenir l’approbation de plusieurs décisions cruciales.

- L’accord de Copenhague est désormais intégré à la Convention sur le climat, et plusieurs de ses recommandations pourront être mises en œuvre.

- Le Fonds vert pour le climat pour soutenir les projets, les programmes, et les politiques des pays en développement est créé ainsi que les organes de sa gouvernance ;

- Un comité pour l’adaptation aux effets du changement climatique est institué pour guider les actions des pays en développement ;

- Mise en place d’un centre de technologie pour le climat pour développer le savoir-faire sur les nouvelles technologies vertes dans les pays en voie de développement ;

- Le mécanisme de lutte contre la déforestation est lancé.

La France était représentée par Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, qui a conduit avec succès des consultations informelles sur le volet technologique des conclusions de la conférence de Cancun, à la demande de Patricia Espinosa Cantellano, ministre des Affaires étrangères du Mexique et présidente de cette conférence.

Le ministère des Affaires étrangères et européennes salue cet accord ambitieux ainsi que la qualité exceptionnelle de la présidence mexicaine qui a permis de franchir une nouvelle étape du processus de la négociation sur le climat. Ce résultat permet d’envisager avec confiance un accord sur l’engagement dans une deuxième période du protocole de Kyoto lors de la conférence de Durban en 2011.

Cette conférence renforce la France dans son engagement et sa détermination à faire de sa politique climatique et de sa participation à la négociation climatique mondiale l’une de ses priorités stratégiques. Pour mémoire, la France respectera les engagements financiers, pris à Copenhague, de 412 millions d’Euros par an au titre du programme de financements précoces qui s’échelonnera jusqu’en 2012.

Dernière modification : 14/12/2010

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